Quel(s) rapport(s) au bonheur observe-t-on dans les entreprises travaillant avec le numérique ou dans le domaine du numérique?

Introduction :

Les technologies du numérique et de l’informatique sont en développement constant depuis les années 1970. Communément rassemblée sous le terme de « nouvelles technologies », elles sont à l’origine de nombreux changement dans la vie quotidienne de notre société mais aussi avec leur utilisation de plus intense dans les entreprises, elles ont permis la création d’un nouveau rapport au sein de l’entreprise.

Autrefois vécu comme une contrainte par la majorité des employés, le travail en entreprise s’est progressivement transformés grâce à l’utilisation de ces nouvelles technologies du numérique, jusqu’à permettre de créer un nouveau rapport avec l’entreprise, celui du Bonheur au travail.

Quel(s) rapport(s) au bonheur observe-t-on dans les entreprises travaillant dans le avec le numérique ou dans le domaine du numérique?

Nous verrons dans un premier temps que l’utilisation des technologies du numérique permettent un nouveau rapport au Bonheur en entreprise.

Dans un second temps, nous verrons la place central qu’est faite au Bonheur dans les nouvelles entreprises du numérique et de l’innovation.

L’utilisation des nouvelles technologies permet un autre rapport au Bonheur en entreprise.

Utilisation des TIC et bien être

Dans cette partie, nous allons nous concentrer sur l’utilisation des TIC au sein d’une entreprise et des conséquences observées sur le bien être des salariés.

Tout d’abord, il est nécessaire de définir le terme de TIC. Sous cette appellation sont regroupées, toutes les technologies de l’information et de la communication. A l’origine, ce terme désignait les moyens tels que le téléphones mais avec le développement des technologies du numérique, ce terme inclue a l’heure actuelle les réseaux sociaux, les medias ou les messageries en lignes.

Selon une étude publiée par le Centre d’Etudes de L’emploi en Juin 2012, il convient de distinguer deux types de technologies.

Dans un premier temps, on peut analyser les entreprises utilisant des technologies dites « non connectées ». En effet, l’étude démontre qu’un sentiment de débordement est plus présent chez salariés utilisant des technologies dites de « traçabilité » ou communiquant par des messageries électroniques. Ensuite, les employés se sente moins utiles et moins reconnus si leur entreprise utilise des moyens de modélisations de leur travail.

Dans un second temps, on peut analyser les entreprises utilisant des technologies « connectées ». Contrairement aux technologies précédentes, les employés utilisant ces nouvelles technologies du numériques se sentent plus impliques et plus utiles dans leur travail, et certain déclarent même ressentir une meilleure ambiance de travail si leur entreprise utilisent un système d’Echange de Données Informatisé (EDI) ou un système de tache en ligne.

Grace à cette étude, on peut donc distinguer deux rapports différents au bien être ressentis en entreprises. En effet, l’utilisation de technologies plus conventionnelle ne semble pas provoqués de satisfaction liés au travail, tandis que l’utilisation de technologies plus modernes et utilisant l’outil numérique semble permettre aux employés de se sentir plus heureux dans leur travail.

Utilisation de l’informatique

Comme vu dans la partie précédente, l’entrée du numérique dans les entreprises engage une transformation de ces dernières. En effet, le numérique et tous les outils qui le composent permettent aux entreprises de fournir plus de libertés aux employés. En réduisant l’importance des formulaires, des procédures longues et fastidieuse à remplir dans d’important dossier papier, les entreprises utilisant des technologies numérique et informatiques permettent une simplification de la bureaucratie et laissent plus de place au travail concret pour les employés.

De ce fait, les employés étant plus libre et donc plus autonome dans leur travail, l’entreprise gagne en efficacité. De plus, un employés qui se sent plus impliqué et plus libre dans l’exercice de sa profession se sent donc plus heureux.

Le numérique n’est donc pas une cause direct de bonheur pour l’employés cependant, il permet des mutations importante dans le fonctionnement dans l’entreprise, lui laissant plus de place la gestion du bien être des employés. Le numérique permet donc la création d’un nouveau concept dans le monde de l’entreprise qu’est « la culture d’entreprise ». Cette notion sera abordée plus précisément dans la suite de l’analyse.

La place centrale du bonheur dans les nouvelles entreprises (startup)

Fonction de Chief Happiness Officer

Comme nous avons pu l’étudier dans la partie précédente, l’introduction des technologies du numérique dans l’entreprise à entrainer de nombreuses modifications dans cette dernière. La place du bonheur et du bien-être des employés est donc apparu comme un nouvel objectif pour une grande partie de ces entreprises. C’est de cette place grandissante qu’est né le métier dont nous allons parler dans cette partie.

A l’origine, cette nouvelle profession vient des Etats-Unis, plus particulièrement de la Silicon Valley avec l’entreprise « Google ». Dans les années 2000, Chade-Meng Tan, est employés comme responsable du bonheur des employés de la firme. Son métier alors appelé « Jolly Good Fellow » qui peut être traduit par «super bon camarade ». C’est de cette fonction qu’est né le « Chief Happiness Officer » ou CHO.

La fonction principal d’un CHO est d’étudié et promouvoir le bonheur et le bien être des employés au sein d’une entreprise. Ce poste peut être très varié. En effet, un CHO va avoir pour mission d‘étudier les points pouvant être un obstacle au bonheur des employés. Le Chief Happiness Officer peut aussi servir à mettre en relation les employés et la direction qui sont parfois séparés par de nombreux niveau hiérarchique freinant les discussions possible.

Ce métier a aussi pour but d’impliquer l’employé dans son travail et dans son entreprise. Cela s’exprime par l’aménagement de locaux agréables, de soirées entre collègues après les heures de travails etc… En effet, comme nous avons pu le voir plusieurs fois au cours de cette analyse, un employé impliqué dans son travail, se sent plus en confiance et est donc plus heureux.

Esprit startup

Les startups sont les nouvelles entreprises, le plus souvent dans le domaine des technologies, et de l’innovation. En révolutionnant l’organisation interne des entreprises, les startups s’imposent comme les entreprises où il est bon de travailler de nos jours.

Ces entreprises ont sues développer au maximum le concept de « culture d’entreprise » que nous évoquions précédemment. En proposant un cadre de travail agréable et stimulant, des horaires de travail aménageables et une ambiance conviviale, ces entreprises attirent les employés. La culture d’entreprise, permet encore une fois d’impliquer les employés dans leur travail leur permettant d’être plus heureux mais aussi plus productifs. Cette culture d’entreprises est facilitée par l’utilisation des nouveaux outils mis à disposition des entreprises comme les réseaux sociaux d’entreprises, les intranets ou les systèmes d’échanges de données en lignes.

Une autre spécificité des startups réside dans leur fonctionnement interne. En effet, quand dans certaines entreprises, on peut compter près d’une dizaine d’échelons hiérarchiques entre un employé et son plus haut patron, la plupart des startups limitent cette hiérarchie. Le management dit traditionnel ou pyramidale, présent dans la majorité des entreprises a pour effet de créer un véritable fossé entre un employé et sa hiérarchie la plus haute. En effet, selon 1001 Startups, seulement entre 10 et 20% des français trouvent leur travail motivant et intéressant. Ce fossé hiérarchique semble être une des causes importantes dans ce constat. C’est dans ce contexte qu’apparait le management horizontale ce nouveau modèle de gestion d’entreprise permet d’accorder plus d’attention aux employés qui voient leur préoccupations et leur besoins mieux pris en compte par leur hiérarchie. Cela permet aussi de fédérer cette culture d’entreprise qui reste une valeur commune à la majorité des startups.

Cet esprit startups ce retrouve aussi dans de grandes entreprises comme Google ou Facebook, qui en se développant ont gardé leur esprits et leur fonctionnement qu’elles avaient lors de leur création.

Conclusion :

On peut conclure après cette analyse que l’apparition des technologies du numérique ont permis de révolutionner le travail en entreprise. Tout d’abord en modifiant les modes de fonctionnement et de répartition du travail entre les employés puis en s’installant progressivement au cœur des directions, elles ont permis en allégeant ou simplifiant la bureaucratie de modifier les préoccupations centrales des dirigeants.

Ainsi, la place de l’employés et de son bien être à progressivement pris de l’importance, au point même de créer de nouvel fonctions. Toutes ces mutations se retrouvent dans un nouveau concept d’entreprises, les startups qui tendent à se développer dans les années à venir.

Avec une démocratisation du bonheur au travail qui semble se faire dans les entreprises travaillant dans le domaine du numérique ou avec des outils numériques, on peut se demander si les entreprises n’ayant pas accès au numériques peuvent-elles aussi garantir un accès au bonheur pour leurs employés.

Bibliographie :

  1. GREENAN Nathalie, HAMON-CHOLET Sylvie, MOATTY Frédéric et al. TIC et conditions de travail. Les enseignements de l’enquête COI [en ligne]. 202 pages. Disponible sur <https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-00710223> (consulté le 12/02/2017).

  2. GUEHAM Farid. Le numérique, vecteur de liberté et de bonheur dans l’entreprise. In : Trop Libre [En ligne]. Disponible sur <http://www.trop-libre.fr/le-num%C3%A9rique-vecteur-de-libert%C3%A9-et-de-bonheur-dans-l%E2%80%99entreprise/> (consulté le 15/02/2017).

  3. PAGNEUX Florence. « Chief happiness officer », artisan du bonheur au travail ?. La Croix, [En ligne], 2016. Disponible sur <http://www.la-croix.com/Economie/Social/Chief-happiness-officer-artisan-bonheur-travail-2016-08-29-1200785186> (Consulté le 15/02/2017).

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  5. Elaee. Voilà un métier d’avenir qui fait rêver : le CHO. In : Elaee [En ligne]. Disponible sur <https://www.elaee.com/fiche-metier-chief-happiness-officer-cho> (Consulté le 15/02/2017).

  6. CARDON Alain. START-UPs et CULTURES D’ENTREPRISES[En ligne]. 5 pages. Disponibles sur <www.metasysteme-coaching.fr/docshow.php?nid=328> (Consulté le 17/02/2017).

  7. PAGES Julian. Le management libéré : le modèle parfait pour diriger sa startup ?. In : 1001 Startups [En ligne]. Disponible sur <http://1001startups.fr/management-libere/> (Consulté le 17/02/2017).

  8. CAILLOCE Laure. C’est quoi, avoir l’esprit start-up ?. In: Capital. Disponible sur <http://www.capital.fr/carriere-management/dossiers/c-est-quoi-avoir-l-esprit-start-up-925485> (Consulté le 17/02/2017).

  9. GINIBRIERE Gaëlle. 1. Google: l’esprit start-up. In: Le Figaro [En ligne]. Disponible sur <http://www.lefigaro.fr/emploi/2008/03/17/01010-20080317ARTFIG00791–google-l-esprit-start-up-.php> (Consulté le 17/02/2017).

Une réflexion sur “ Quel(s) rapport(s) au bonheur observe-t-on dans les entreprises travaillant avec le numérique ou dans le domaine du numérique? ”

  1. Une problématique bien choisit qui parle de notre vie de tous les jours mais aussi de notre futur.
    Je trouve que c’est très bien expliqué avec une introduction qui donne envie de lire ainsi que la conclusion bien organisée par idées mais peut-être un peu longue.
    De plus, une jolie phrase est faite entre chaque partie ce qui fais une liaison entre chaque et nous permet de mieux comprendre le choix de tes parties.
    C’est dommage que tu n’es pas donné plus de renseignements sur les auteurs car j’aurai aimé en apprendre d’avantage (formation, métier, …).

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